domingo, mayo 25, 2008

De conspiraciones...

Rajoy sufre la estrategia de agitación y hostigamiento que él mismo amparó

La dirección del Partido Popular ha tenido que bregar esta semana con el mismo monstruo que lanzó contra las instituciones del Estado durante la pasada legislatura. Los sectores más radicales han vuelto sus baterías contra Rajoy y, al igual que trataron de hacer con el Gobierno de Zapatero, prefieren agitar la calle antes que imponerse a través de los procedimientos estatutarios. De ahí la paradoja a la que se asistió el viernes ante la sede de la calle de Génova: el número de manifestantes fue mayor que el de las enmiendas presentadas a las ponencias del próximo congreso del partido. Los estatutos del PP no son, precisamente, un ejemplo de democracia interna. Pero la alternativa no puede ser el hostigamiento callejero de quienes, aparte de responsabilidades en un partido, ostentan cargos institucionales que deben ser respetados.

Bajo esta batalla política ante el congreso, los dirigentes populares siguen dirimiendo el análisis de la derrota electoral, un debate insensatamente pospuesto desde 2004. Frente a quienes defienden que la derrota se ha debido a la estrategia extremista seguida durante la anterior legislatura, se han alzado quienes sostienen la exclusiva responsabilidad de Rajoy, al que acusan de pusilanimidad. La apelación de estos sectores a la defensa de unos principios que nunca especifican no es una novedad: también era ésta su consigna frente a Zapatero. La pervivencia de esta estrategia convierte la crisis del PP en un asunto que concierne a todos, puesto que, si se vuelve a imponer, marcará la legislatura recién comenzada e intentará reproducir entre los ciudadanos la misma división que está provocando entre los militantes populares.
Ahora que pretende rectificar es cuando mejor se advierte hasta qué punto Mariano Rajoy se comportó durante los cuatro últimos años como un aprendiz de brujo. La entronización de "referentes morales" en la lucha contra ETA, como María San Gil y Ortega Lara, tenía como propósito deslegitimar cualquier política antiterrorista que no fuera la del PP. Esos "referentes morales" se han vuelto no sólo contra Rajoy, sino también contra el propio PP del País Vasco, que ha desautorizado las inexplicables maniobras de María San Gil. Su condición de amenazada merece el respeto y la solidaridad, lo mismo que el sufrimiento de Ortega Lara. Pero no los hace distintos de los ciudadanos que sufren en carne propia el azote terrorista. Estar o haber estado en el objetivo de ETA no es la única razón para combatirla, ni tampoco la mejor garantía para hacerlo con eficacia. Porque en esta lucha participan la inmensa mayoría de los ciudadanos y porque la condición de víctima no otorga mayor clarividencia política.
El resultado de la crisis que se dirime en el seno del PP afectará, entre otros aspectos, al papel de los medios de comunicación en una sociedad democrática. La prensa sensacionalista, con el diario El Mundo y la emisora episcopal a la cabeza, han confundido la labor crítica que debe ejercer el periodismo con la intervención cínica y descarada en los asuntos de un partido político, cuya función está reconocida por la Constitución. No sólo han sustituido los argumentos por las descalificaciones, sino que han llegado al extremo de convocar manifestaciones ante la sede del PP, igual que antes las convocaron contra el Gobierno. Rechazar esta injerencia no es defender a Mariano Rajoy, como tampoco fue en su día defender al Gobierno; es defender el sistema democrático frente a los grupos de presión de cualquier naturaleza que utilizan el chantaje y el matonismo.
Para que el debate político se pueda desarrollar en libertad, es preciso que los ciudadanos estén informados y no enardecidos, y que nadie les coloque en la descarnada disyuntiva de elegir entre lo que hay y lo intolerable.





¿Comprende ahora, señor Rajoy, lo que es una conspiración?

Yo los ponía a todos a estudiar Educación para la Ciudadanía.


#202
Manuel

Políticos elitistas

Empleamos eufemismos: nos quejamos de que ciertos políticos son "demasiado elitistas".

Sin embargo, nos resulta incómodo reconocer que el verdadero problema que tienen algunos candidatos es que son cultos. Sus propuestas pueden ayudar a la gente normal, ellos mismos pueden ser hijos de pobres inmigrantes, pero son hombres y mujeres poco corrientes.

Sería, pues, mejor que nuestros expertos televisivos prestasen más atención a los temas y a las propuestas políticas, que dejaran de utilizar la palabra élite como si fuera una enfermedad de peleles, y que volvieran a introducir en nuestro vocabulario, como adjetivos positivos, las palabras inteligente y culto.


#201
Manuel

Chikimanía


¡Perrea!


#200
Manuel

martes, mayo 20, 2008

Chine en Afrique

"L'Afrique est ruinée ? La Chine est preneuse"
LE MONDE - 19.05.08


Le dernier acte de la mondialisation se joue loin des yeux occidentaux. Ses acteurs ? Des milliers de migrants chinois qui s'installent partout en Afrique pour construire, produire et commercer. Serge Michel et Michel Beuret, avec le photographe Paolo Woods, sont allés à leur rencontre. Nous publions des extraits du prologue de leur livre, qui paraît mardi 20 mai. La Chinafrique, Pékin à la conquête du continent noir, photographies de Paolo Woods. © Editions Grasset & Fasquelle, 2008.

"Ni hao, ni hao." Nous marchions depuis dix minutes dans cette rue de Brazzaville quand une joyeuse pelote de petits Congolais s'est arrêtée de courir après un ballon pour nous saluer. Les Blancs, en Afrique, ont l'habitude des "hello mista !", des "salut toubab !" ou des "Monsieur Monsieur !". Mais ces enfants, alignés et souriants au bord de la rue, ont enrichi le répertoire. Ils ont crié "ni hao, ni hao", bonjour en chinois, avant de reprendre leur jeu. Pour eux, tous les étrangers sont chinois.
Quelques centaines de mètres plus loin, une société chinoise était en train de construire le nouveau siège de la télévision nationale congolaise, un bâtiment de verre et de métal comme tombé du ciel dans ce quartier populaire. Et à l'entrée de la rue, cette même société érigeait une villa somptueuse pour un membre du gouvernement, sans doute en remerciement de l'attribution du chantier de la télévision. En ville, d'autres compagnies chinoises mettaient la dernière main au nouveau ministère des affaires étrangères et de la francophonie et bouchaient les trous d'obus dans les bâtiments touchés par la guerre civile.
A 2.250 km au nord-ouest de là, dans la banlieue de Lagos, au Nigeria, l'usine Newbisco passait pour une malédiction. Fondée par un Britannique avant l'indépendance de 1960, cette unité de production de biscuits secs a changé souvent de mains, aucun propriétaire n'étant capable de la tenir à flot dans un pays où les exportations pétrolières et la corruption étouffent toute autre activité économique. En 2000, son avant-dernier patron, un Indien, a revendu Newbisco en état de ruine à l'homme d'affaires chinois Y. T. Chu. Lorsque nous sommes entrés dans l'usine, un matin d'avril 2007, une odeur de farine et de sucre flottait dans l'air. Les tapis roulants charriaient chaque heure plus de trois tonnes de petits biscuits aussitôt emballés par des dizaines d'ouvrières. "Nous couvrons à peine 1 % des besoins du marché nigérian", a dit Y. T. Chu en souriant. Les reporters rentrent souvent d'Afrique avec des histoires dramatiques d'enfants affamés, de conflits ethniques et de violences incompréhensibles. Nous avons bien sûr été témoins de tout cela lors de nos reportages en Afrique ces dernières années, mais, cette fois, au moment de commencer la rédaction de ce livre, ce sont les images d'une Afrique nouvelle qui nous passent devant les yeux : les enfants de Brazzaville qui saluent en chinois, l'usine de biscuits de Lagos ou encore l'autoroute construite au Soudan, que nous avons empruntée à l'été 2007.
Nous roulions depuis deux heures entre Khartoum et Port-Soudan lorsqu'un passage du livre de Robert Fisk nous est revenu en mémoire. En 1993, c'est dans un village à gauche de cette route que le reporter britannique avait rendez-vous avec Oussama Ben Laden, réfugié au Soudan après avoir appelé à la guerre sainte contre les Américains en Arabie saoudite. Pour remercier ses hôtes soudanais, il a expliqué à Fisk qu'il allait construire une nouvelle route de 800 km entre la capitale et le grand port. En 1996, le terroriste est obligé de fuir à nouveau, cette fois en Afghanistan, où il a développé d'autres projets que le génie civil. Qui allait terminer son chantier ? Les Chinois. Ils prévoient même de le doubler d'une voie de chemin de fer. Arrivées massivement dans le pays dès le milieu des années 1990, les entreprises chinoises y ont déjà investi 15 milliards de dollars, en particulier dans les puits de pétrole qui fournissent aujourd'hui à la Chine jusqu'à 10 % de ses importations.

Pendant plus d'un an, nous avons parcouru des milliers de kilomètres et visité quinze pays pour raconter ce que la Chine fait en Afrique. L'idée nous trottait dans la tête depuis un certain temps, mais elle s'est imposée lors d'une rencontre impromptue avec Lansana Conté, le président de Guinée, à la fin octobre 2006. Cela faisait une dizaine d'années qu'il n'avait pas parlé à la presse étrangère. Pourquoi accepter de nous voir, ce jour-là, dans son village natal, à trois heures de la capitale, Conakry ? Peut-être le besoin de prouver qu'il était encore vif, alors qu'on le disait à l'agonie et que le pays se laissait gagner par le chaos. De fait, la discussion fut assez sombre, malgré le décor ravissant de sa grosse villa donnant sur son lac privé. Le président a traité la plupart de ses ministres de "voleurs" et fustigé les Blancs "qui n'ont jamais cessé de se comporter en colons". Il a fait l'éloge d'une Guinée agricole et a paru accablé par la découverte off-shore de gisements pétroliers qui, à son avis, feront de la Guinée un pays plus corrompu encore.

Une seule fois, le visage présidentiel s'est éclairé : lorsque la discussion a glissé sur les Chinois. "Les Chinois sont incomparables ! s'est exclamé le vieux général. Au moins, ils travaillent ! Ils vivent avec nous dans la boue. Il y en a qui cultivent, comme moi. Je leur ai confié une terre fatiguée, vous devriez voir ce qu'ils en ont fait !"
La présence de Chinois en Afrique n'est plus une surprise. Ces quatre ou cinq dernières années, nous les avions vus progresser un peu partout lors de nos reportages en Angola, au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Sierra Leone. Mais le phénomène a changé d'échelle. Tout se passe comme s'ils avaient d'un coup décuplé leurs efforts au point de pénétrer l'imaginaire de tout un continent, du vieux président guinéen, qui ne voyage plus que pour se faire soigner en Suisse, aux petits Congolais trop jeunes pour distinguer un Européen d'un Asiatique.

En quelques années, la Chine en Afrique est passée de sujet pointu pour spécialistes en géopolitique à un thème central dans les relations internationales et la vie quotidienne du continent. Et pourtant, chercheurs et journalistes continuent de brasser les mêmes chiffres macro-économiques : le commerce bilatéral entre les deux régions a été multiplié par cinquante entre 1980 et 2005. Il a quintuplé entre 2000 et 2006, passant de 10 à 55 milliards, et devrait atteindre 100 milliards en 2010. Il y aurait déjà 900 entreprises chinoises sur le sol africain. En 2007, la Chine aurait pris la place de la France comme second plus gros partenaire commercial de l'Afrique.Ce sont là des chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les investissements de tous les migrants. D'ailleurs, combien sont-ils ? Un séminaire universitaire organisé à la fin 2006 en Afrique du Sud, où la communauté chinoise est la plus nombreuse, avance le chiffre de 750 000 pour tout le continent. Les journaux africains, eux, se laissent parfois aller à évoquer "des millions" de Chinois. Du côté chinois, l'estimation la plus haute vient du vice-président de l'Association de l'amitié des peuples chinois et africains, Huang Zequan, qui a parcouru 33 des 53 pays africains. Dans une interview au Journal du commerce chinois en 2007, il estime que 500 000 de ses compatriotes vivent en Afrique (contre 250 000 Libanais et moins de 110 000 Français).
Tout ces migrants-là, comme s'ils n'étaient qu'une armée de fourmis, n'ont pas de nom, pas de visage et restent muets. Le plus souvent, les journalistes se plaignent qu'ils refusent de parler. Et le ton des articles pour les décrire est inquiet, voire alarmiste, comme si l'arrivée d'une nouvelle puissance n'était qu'une calamité de plus pour le continent noir, aux souffrances déjà infinies.
Voyons les choses d'une autre façon. L'entrée de la Chine sur la scène africaine pourrait bien représenter, pour Pékin, son couronnement de superpuissance mondiale, capable de miracles aussi bien chez elle que sur les terres les plus ingrates de la planète. Et, pour l'Afrique, cette rencontre marque peut-être le rebondissement tant attendu depuis la décolonisation des années 1960, de son heure qui sonne enfin, du dernier espoir du président guinéen mais aussi des 900 millions d'Africains, le signal que plus rien ne sera comme avant. Passons les acteurs en revue.
Les Chinois d'abord. L'histoire, telle qu'on la raconte en Occident, veut qu'ils vivent depuis des millénaires une aventure tragique, essentiellement collective et confinée à l'intérieur de leurs immenses frontières. Un jour de décembre 1978, alors que l'empire du Milieu se remettait à peine des affres de la révolution culturelle, Deng Xiaoping leur a lancé un slogan révolutionnaire : "Enrichissez-vous". Vingt ans plus tard, c'est devenu le credo d'un milliard 300 millions de Chinois et, pour une partie d'entre eux, c'est chose faite. Pour les autres, les ruraux surtout, la vie est devenue impossible. Depuis la nuit des temps en Chine, cette catégorie-là cherche à quitter sa terre pour un monde meilleur. La diaspora chinoise, dit-on, est la plus nombreuse au monde, avec 100 millions de personnes, et la plus riche. (...) Jusqu'en 2000, Pékin tentait encore de freiner le mouvement, afin de ne pas entacher l'image du régime. Aujourd'hui, il l'encourage, en particulier pour les braves qui veulent tenter leur chance en Afrique. Dans l'esprit des dirigeants chinois, et singulièrement dans celui du président, surnommé parfois Hu Jintao l'Africain, l'immigration est même devenue une partie de la solution pour faire baisser la pression démographique, la surchauffe économique, la pollution. "Nous avons 600 rivières en Chine, 400 sont mortes de pollution, affirmait un scientifique dans Le Figaro, sous couvert de l'anonymat. On ne s'en tirera pas sans envoyer 300 millions de personnes en Afrique !"
Ils sont pour l'instant des centaines de milliers à avoir fait le grand saut.
Et c'est ainsi que s'achève, dans le plus grand silence, l'une des dernières étapes de la mondialisation et la rencontre des deux cultures les plus éloignées que la terre puisse porter. En Afrique, leur nouveau Far West, les Chinois découvrent à tâtons les grands espaces, l'exotisme, le rejet, le racisme, l'aventure individuelle - voire intérieure. Ils comprennent que le monde est plus complexe que ne le décrit le Quotidien du peuple. Ces migrants-là se retrouvent tantôt prédateurs, tantôt héros de leur propre histoire, conquistadors ou samaritains. Ils ont, bien sûr, tendance à rester entre eux, à manger comme chez eux, ils ne font pas l'effort d'apprendre les langues autochtones ni même le français ou l'anglais et affichent souvent une moue de dégoût à l'idée d'épouser les coutumes locales, sans parler d'une femme africaine !

A force de s'être enfermés derrière leurs grandes murailles durant des millénaires, les Chinois auraient perdu l'envie de s'adapter aux autres civilisations ou de cohabiter avec elles. Mais aucun ne reviendra indemne d'Afrique. Leurs voyages, leurs découvertes ébranlent désormais l'inertie de la Chine autant qu'a pu le faire, dans les années 1980, sa conversion au capitalisme. Ces Chinois-là feront naître de nouvelles idées, de nouvelles ambitions.
D'ailleurs, leur gouvernement, lui aussi, change depuis qu'il a intensifié sa présence en Afrique. Très attaché à sa devise de "non-ingérence" dans les affaires intérieures, il se rend compte progressivement qu'un soutien trop affiché à certains dictateurs peut lui causer un tort considérable. C'est ainsi que Pékin, après avoir été le plus sûr allié de Khartoum ou de Harare, tente aujourd'hui de freiner l'élan guerrier du Soudan au Darfour et n'aide plus Robert Mugabe, le dictateur zimbabwéen, qu'au compte-gouttes.
L'Afrique, ensuite. Les puissances coloniales l'ont pillée jusqu'en 1960, avant de pérenniser leurs intérêts en y soutenant ses régimes les plus brutaux. L'aide, que l'on estime à 400 milliards de dollars pour toute la période 1960-2000 (400 milliards, c'est l'équivalent du PNB de la Turquie en 2007, mais aussi des fonds que l'élite africaine aurait cachés dans les banques occidentales), n'a pas produit l'effet escompté et aurait même, selon une théorie en vogue, empiré les choses. Il n'empêche, l'Afrique n'a survécu que grâce au sentiment de culpabilité des Occidentaux, qu'elle a fini par décourager. En faisant échouer tous les programmes de développement, en restant la victime éternelle des ténèbres, des dictatures, des génocides, des guerres, des épidémies et de l'avancée des déserts, elle se montre incapable de participer un jour au festin de la mondialisation. "Depuis l'indépendance, l'Afrique travaille à sa recolonisation. Du moins, si c'était le but, elle ne s'y prendrait pas autrement", écrit Stephen Smith dans Négrologie. Avant de poursuivre avec ces mots terribles : "Seulement, même en cela, le continent échoue. Plus personne n'est preneur."

Erreur, la Chine est preneuse.
Pour alimenter sa croissance démesurée, la République populaire a un besoin vital en matières premières dont le continent regorge : le pétrole, les minerais, mais aussi le bois, le poisson et les produits agricoles. Elle n'est pas rebutée par l'absence de démocratie ni par la corruption. Ses fantassins ont l'habitude de dormir sur une natte, de ne pas manger de la viande tous les jours. Ils trouvent des opportunités là où d'autres ne voient que de l'inconfort ou du gaspillage. Ils persévèrent là où les Occidentaux ont baissé les bras pour un profit plus sûr. La Chine voit plus loin. Ses objectifs dépassent les anciens prés carrés coloniaux et déploient une vision continentale à long terme. Certains n'y voient qu'une stratégie, apprise de Sun Tsu : "Pour battre ton ennemi, il faut d'abord le soutenir pour qu'il relâche sa vigilance ; pour prendre, il faut d'abord donner." D'autres croient sincèrement aux partenariats "gagnant-gagnant", ce leitmotiv de la propagande de Pékin. De fait, la Chine ne fait pas que s'emparer des matières premières africaines. Elle écoule aussi ses produits simples et bon marché, retape les routes, les voies ferrées, les bâtiments officiels. Manque d'énergie ? Elle construit des barrages au Congo, au Soudan, en Ethiopie, et s'apprête à aider l'Egypte à relancer son programme nucléaire civil. Besoin de téléphone ? Elle équipe toute l'Afrique de réseaux sans fil et de fibres optiques. Les populations locales sont réticentes ? Elle ouvre un hôpital, un dispensaire ou un orphelinat. Le Blanc était condescendant et m'as-tu-vu ? Le Chinois reste humble et discret. Les Africains sont impressionnés. Plusieurs milliers parlent ou apprennent aujourd'hui le chinois. Beaucoup d'autres admirent leur persévérance, leur courage et leur efficacité. Et toute l'Afrique se réjouit de cette concurrence qui casse les monopoles des commerçants occidentaux, libanais et indiens. (...)

La Chine en Afrique est donc plus qu'une parabole de la mondialisation, c'est son parachèvement, un basculement des équilibres internationaux, un tremblement de terre géopolitique. S'y installe-t-elle au détriment définitif de l'Occident ? Sera-t-elle pour le continent des ténèbres la lumière providentielle ? L'aidera-t-elle à prendre enfin sa destinée en main ? Pour répondre à ces questions, nous le savions, quelques articles ne suffiraient pas. Il fallait aller sur place, sillonner l'Afrique de part en part, aller à la rencontre des Chinois et des Africains, se mettre dans la peau des uns et des autres ; il fallait écrire ce livre...


#199
Manuel

domingo, mayo 18, 2008

La noche del Arte

Las pinacotecas madrileñas abren hoy hasta la una de la madrugada con actividades gratuitas en el Día Internacional de los Museos.
Una vigilia de unos centros que han sido reconocidos como los que mejor tratan a su público

Entre las capitales mundiales de la cultura, Madrid es la que más cuida a los visitantes de sus principales museos. Así de claro lo ven desde Francia, más en concreto desde París, ciudad museística por excelencia. La capital española ha resultado la primera clasificada en un informe del Comité Regional de Turismo de París Île-de-France, en competencia con siete grandes mecas culturales: Londres, Nueva York, Berlín, Roma, Ámsterdam, Washington y la propia París.

De cada ciudad, el organismo gubernamental francés estudió cuatro museos o recintos monumentales. Lo hizo enviando en secreto a un equipo que inspeccionó minuciosamente las instalaciones e indagó en la atención que recibe el público. En Madrid estuvieron entre el 5 y el 15 de julio de 2007, en cinco visitas a los museos del Prado, Thyssen-Bornemisza y Reina Sofía, además del Palacio Real. Sobre un máximo de 1.000 puntos, los cuatro recintos madrileños obtuvieron una media de 847. Más de un 10% de ventaja respecto a la alcanzada por las 28 instituciones visitadas (740 puntos), que incluían el Louvre, el Musée d'Orsay, la Tate Modern, el British Museum, el Rijkmuseum, el Van Gogh de Ámsterdam, la National Gallery de Washington, el MOMA y el Museo del Vaticano, además de monumentos como la Torre Eiffel, el Empire State Building, el Coliseo romano, la Torre de Londres, el Bundestag, la estatua de la Libertad y el palacio de Versalles. El informe se presentará en público en junio.
Madrid no sólo ha logrado ser la ciudad mejor puntuada, sino que ha situado al museo Thyssen-Bornemisza en el primer lugar del ranking de los recintos analizados, con una puntuación de 885 sobre 1.000. En el acta elaborada por los inspectores franceses se resalta que el museo es "grande, abierto, fácil de encontrar y accesible".
Entre otros aspectos con puntuación máxima, el jurado subraya la visibilidad de los carteles que informan sobre tarifas, horarios y accesos, así como los datos referidos a las exposiciones; la actualización de la información que se ofrece al público; la fácil identificación, disponibilidad y amabilidad del personal del museo y la comodidad de la visita.
"La atención al visitante depende en gran medida de la satisfacción laboral del personal, algo en lo que llevamos años trabajando", resalta Carlos Fernández de Henestrosa, director gerente del Museo Thyssen. Lo ratifica Sara Neira, responsable de atención al visitante como directora de Recursos Humanos y Servicios Generales: "Nuestra prioridad es ofrecer formación al personal en este terreno, poniendo énfasis en los pequeños detalles que complazcan al visitante". Desde 1995, el museo tiene un sistema de calidad por el que la dirección sabe en todo momento lo que les sucede a los visitantes. "Cada servicio", afirma Neira, "hace un informe semanal en el que se recoge cualquier pequeño conflicto que haya surgido para darle respuesta inmediata". Entre otras prestaciones, el Thyssen cuenta con sala de lactancia, venta de entradas con hora asignada, folletos informativos en Braille, y aseos adaptados y libre movilidad para personas con discapacidad.
El museo cuenta con 3.000 visitantes diarios, de media. En 2007 faltaron 20.000 personas para alcanzar el millón de visitantes, cifra que, según su gerente, superarán en 2008.

Con vistas a la ampliación, el Museo del Prado decidió reforzar el área de atención al público. Por un lado, con más recursos económicos y técnicos. Por otro, creando nuevas plazas y las figuras del jefe de área y de coordinadora general de Atención al Visitante. Marina Chinchilla, que ocupa este último cargo, sostiene que "la clave de las mejoras está en el fortalecimiento de esta área, a la que se ha equiparado con otras en la estructura organizativa". Además, en el proceso de captación de benefactores, una sola marca, Telefónica, se ocupa ahora en exclusiva del patrocinio de la atención al público de la pinacoteca.
Esta política se ha traducido en nuevas áreas de descanso, un vestíbulo y zonas de acogida más apropiadas, dos mostradores de información con personal especializado, mejoras en los servicios de audioguías (pronto se incorporarán unas sólo para niños), un centro de atención al visitante y puertas específicas para canalizar la entrada de grupos, entre otras medidas. El resultado está siendo espectacular. El Prado ha visto cómo este año ha aumentado en un 20,73% el número de visitantes. Ya han pasado por él en 2008 más de 1.120.000 personas. En 2007 fueron más de 2.650.000.
El Reina Sofía recibió en 2007 1.570.000 visitantes, un 10% más que en 2006. Entre sus prestaciones más relevantes, Miriam García Armesto, su directora de Comunicación, subraya "los variados programas para personas con discapacidad y un profuso programa educativo". Las signoguías para personas con discapacidad auditiva son un ejemplo de servicio avanzado. Los abundantes talleres para familias y jóvenes son otra seña de identidad del museo, que proyecta una amplia mejora de sus señales -dada la ampliación- y la edición de un folleto experiencial con el que el visitante, de un vistazo, pueda conocer todo aquello que ese día encontrará en el museo.


#198
Manuel

Brutta e povera Italia

Hace mucho que los españoles, por lo menos los que salen en televisión, dejaron de distinguir qué se puede decir en público y qué en privado, y dejar de saber eso es una de las cosas más graves que le pueden ocurrir a una sociedad. Yo he visto a mujeres “normales” contar con una risita, en un programa, que su marido “se empeñaba siempre en metérsela por detrás”, o cómo una señorita desenfadada, en otro de “educación sexual”, manipulaba con desparpajo un vibrador y otros utensilios y enseñaba muy gráficamente la manera mejor de “mamarla” para darle gusto al consumidor. He oído soltar las mayores groserías y basteces a presentadores, tertulianos, periodistas e invitados, ufanos de emplear ante las cámaras un lenguaje de patio de prisión. Y estoy harto de ver series y películas cuyos doblaje o subtítulos no se corresponden con los diálogos originales, no sólo por las ignorantes traducciones, sino porque parece que haya la consigna de que todo el mundo encadene tacos sin parar, aunque no los haya en inglés. Si alguien dice “You are kidding”, que significa “Bromeas” sin más, y que en modo alguno es expresión malsonante, los subtítulos rezan invariablemente “Estás de coña”. Y si alguien dice “Maldito seas”, eso será convertido por los traductores en “Me cago en tu puta madre”, y siempre así. En contra de lo que creen los espectadores españoles, en el cine americano se oyen bastantes menos zafiedades de las que nos tragamos aquí. También he leído a columnistas disertar sobre sus “almorranas” o hablar de lo que leen cuando van al retrete.

Por fortuna, en la política, y salvo excepciones, aún se distingue un poco entre lo que puede decirse en privado y en público, y la prueba es que, cada vez que se ha pillado a un dirigente con un micrófono abierto que él creía cerrado, se le han oído expresiones normales en la vida privada (“Este tío es gilipollas” y cosas por el estilo), pero que se evitan a toda costa en las declaraciones. El disimulo, las formas, la hipocresía si se quiere, parecen aún cosas necesarias –y además son civilizadas–, y no sólo en lo que respecta al léxico, sino también a los contenidos. Ojalá eso nos dure en España, porque lo cierto es que se está abandonando en otros países, y las dejaciones suelen ser contagiosas. No es sólo que el muy patán Hugo Chávez lleve años insultando en público a todo bicho viviente que se le atragante, y que nadie –ni los insultados ni sus electores venezolanos– le dé un toque o le conteste. Es también el gañán Sarkozy quien les suelta cuatro frescas malhabladas a un periodista, a un colaborador o a un ciudadano que rehúsa darle la mano y complacer así su populismo. Pero la palma en esto se la llevan los políticos italianos que acaban de vencer en las recientes elecciones, los muy palurdos Berlusconi y Bossi. De sus dos anteriores etapas al frente del Gobierno –es deprimente que un país exquisito en tantos aspectos haya votado a semejante hortera ¡por tercera vez!–, del primero se conocen ya toda suerte de chascarrillos sin gracia y de mal gusto. El segundo no tiene reparo en hablar de fusiles calientes para combatir, cañonazos para las pateras y recurrir a otras metáforas bélicas –bueno, esperemos que sólo sean metáforas, que no lo sé–. El casi octogenario alcalde de Treviso, Gentilini, no tiene inconveniente en mostrarse orgulloso de lo que aprendió de la “mística fascista” y aplicarlo: el fascismo de Mussolini, aquel aliado de Hitler, aquel dictador que llevó a Italia al hundimiento. Y el nuevo alcalde de Roma, Alemano, no se corta a la hora de manifestar que no soporta a los gitanos y que va a arrasar sus campamentos por las buenas.
Lo que está sucediendo en Italia –o antes en Polonia, con los gemelos Kaczynski– es muy preocupante. Hay allí unos políticos triunfantes que han borrado los límites entre lo que se puede decir o no en público. Han optado por hablar y comportarse como muchos de sus electores, sólo que éstos no tienen ocasión de hacerlo más que en privado. Una forma superior de la demagogia consiste en no limitarse a decirle al pueblo lo que éste desea oír, sino en –además– adoptar en público los mensajes y el vocabulario brutales que en principio sólo son admisibles en ese ámbito privado, y así darles legitimidad. “Lo que tú dices en voz baja lo voy a decir yo en voz alta, delante de cámaras y micrófonos, y así te autorizo y te halago. Yo soy como tú en todo, mira, y además no me escondo. No te escondas tampoco tú. Sal y vótame”. Y la gente va y lo vota, al deslenguado, al desfachatado, al chulo, al matón, al que ha perdido los modales y la cortesía. Esto es muy alarmante y muy grave, porque un político, precisamente, nunca debe ser “como yo en todo”, o, si lo es, debe disimularlo y conducirse como alguien con responsabilidad y mayor saber, como alguien a quien se contrata para que no incurra en nuestras simplezas y exageraciones, ni en nuestras manías y arbitrariedades, y para que hable no como lo hacemos todos en la taberna, sino como requiere el foro. Que los políticos empiecen a expresarse como en las tabernas, sin cortapisas ni hipocresías, suele ser el primer paso hacia un fascismo real. Si quienes deben atemperar y matizar encienden los ánimos y sueltan barbaridades como las que casi todos soltamos en casa, es fácil que a continuación las barbaridades pasen a cometerse, porque entonces se recorrerá muy velozmente el trecho que suele ir del dicho al hecho.

Javier Marías, 18/05/08, EPS


#197
Manuel

Pienso, luego dudo

El escritor filósofo Henri Frédéric Amiel decía:

"El hombre que pretende ver todo con claridad antes de decidir, nunca decide".

#196
Manuel

viernes, marzo 28, 2008

Hier Armbrustmacher - wie Beinbauchbauer

Namensnennung am Telefon

Hör mal, wer da spricht: Ausgerechnet Telefone entpuppen sich oft als Kommunikationsbremsen. Wer nicht Hinz oder Kunz heißt, muss seinen Namen umständlich buchstabieren - oder Eselsbrücken erfinden.

Nennen wir das Kind beim Namen: Sich am Telefon zu melden kann furchtbar sein. Vor allem, wenn man nicht Müller oder Meier heißt. Dann beginnt oder endet die Konversation nicht selten mit einer Buchstabierorgie. Nachnamen wie Krzywinski oder Lörkenbreek treiben Gesprächspartner auf die Palme – und zu kuriosen Eselsbrücken.

Aber auch wer nur Hoch oder Puls heißt, muss mit Vergleichen, Anspielungen und Zitaten nachhelfen. "Hoch wie tief" sagt die Betreffende dann, damit es schneller geht. "Puls wie der Herzschlag" erklärt man, um Nachfragen vorzubeugen.

Die Folklore der Namensnennung am Telefon ist eines der anstrengendsten Kapitel moderner Kommunikation. Höchste Zeit, dem Meldestress am Hörer etwas entgegenzusetzen: eine kleine Enzyklopädie des Name-Droppings zum Staunen, Schmunzeln und sich Gruseln – und zur Inspiration, wie man sich selbst einen Namen machen kann.

Kein Name, der am Telefon nicht für Nachfragen sorgen könnte. Für die bessere Verständlichkeit greift der Name-Dropper deshalb zur Ergänzung oder Auslassung. Machen wir's kurz, lautet die Devise. Oder: Jetzt langt's.

"Meier wie Eier, mit m"

"Roth wie Brot nur ohne b, dafür mit h"

"Schnurr - wie die Schnur mit zwei r"

"Tosch wie Tusch"

"Wild wie Wald"

"Unger wie ungern ohne n"

"Schwender wie Verschwender"

"Szillus ohne Ba-"

Manchmal muss man ein richtiger Fuchs sein, um entsprechende Eselsbrücken zu bauen. Name-Dropper setzen auf Gegensätze und Entsprechungen.

"Polster wie Sofa"

"Heller wie dunkler"

"Puls wie der Herzschlag"

"Unsinn wie Quatsch"

"Lux wie das Licht"

"Bayer wie der Stoiber"

"Bieber wie das Tier mit e"

"Rauch wie Qualm"

Wer kombiniert, kommuniziert - zumindest hoffen das die Träger von komplizierten Namen. Manchmal vereinfacht das jedoch nicht das Gespräch - sondern verdoppelt die Missverständnisse.

"Schulte-Rummel - Schulte wie Schulter ohne r, Rummel wie Rummelplatz"

"Reinhild - rein wie sauber und hild wie Held"

"Florkiw wie Flora und Kiwi"

"Glindmeier wie blind mit Gustav und Meier mit Eier"

"Fahrenkrog - Fahren wie Autofahren und Krog wie Krug mit o"

"Mümmelsberger - mümmel wie Lümmel mit s, dazu Berger wie Helmut Berger"

"Brustkorn wie Busen mit Schnaps"

Gesprächspartnern auf die Sprünge helfen? Wie wär's mit einem Gedankensprung? Von Baader zum Terroristen, von Henkel zum Waschmittel.

"Henkel wie Persil"

"Baader wie Andreas"

"Meßmer wie der Tee"

"Bischof wie Weihwasser"

"Kehr wie Besen"

"Denk wie Einstein"

"Dreyer wie der Stummfilmregisseur"

"Moll wie Molotow, nur falsch geschrieben"

"Hammer wie Aua, das tat weh!"

Souveräne Name-Dropper nehmen ihren Namen persönlich. Das heißt, sie kreieren ein eigenes System des Erklärens und Buchstabierens. Von assoziieren bis delirieren ist dann alles möglich.

"Aman wie A, Mami, A, Nanni"

"Armbrustmacher wie Beinbauchbauer"

"Pfefferle wie kleiner Pfeffer"

"Pauli wie vom Saulus zum Paulus"

"Gebhardt mit BH in der Mitte"

"Binswanger wie 'bin schwanger' ohne ch"

Und Ihr Trick am Telefon? Wie machen Sie Ihrem Gesprächspartner am anderen Ende der Leitung klar, mit wem er da eigentlich spricht?



#195

Manuel

jueves, marzo 20, 2008

Arrasate, un mundo perfecto

Mondragón-Arrasate es el piso piloto del mundo soñado por el nacionalismo vasco. Allí fue asesinado ayer Isaías Carrasco, trabajador español, nacido en Zamora y militante del Partido Socialista de Euskadi.

A Isaías Carrasco le ha matado ETA.
Era un hombre sencillo, sin nada que le hiciera destacable, salvo para sus amigos y su familia, apartado de la política, donde había residido de forma casual (valiente, pero casual) hasta que se cansó, porque prefería, como es razonable, ser un trabajador normalito y pasar la jornada laboral en lo suyo sin tener que llamar la atención ni llegar a casa todos los días encabronado con las cosas de los compañeros del Ayuntamiento.

Pero Isaías reunía dos características que le convertían en un objetivo terrorista: era muy fácil matarle y se parecía a casi cualquier persona de su pueblo. Porque era un trabajador español. De Zamora, para ser exactos. Esto no suele destacarse cuando se cuenta la vida de los que la pierden a manos de los terroristas nacionalistas. O sea, que el muerto tiene que ser español. No del Estado, que es una inconcreción, sino de un país que se menciona poco en el País Vasco. Más preciso, para renuentes al entendimiento: no hacía falta que fuera un patriota español, bastaba con que fuera de ese sitio.

En un lugar como Mondragón (o Arrasate, como cada uno prefiera decirlo), eso no es ninguna tontería. En Arrasate, el concejal de Cultura fue sorprendido por la policía de Tráfico cuando borraba con pintura negra los topónimos que identificaban la localidad con Mondragón, para que quedara sólo el euskaldún. En Arrasate-Mondragón hay una alcaldesa que se presentó detrás de las siglas de ANV y que todo el mundo en el pueblo sabe que era de Herri Batasuna. En Arrasate-Mondragón hay una gran parte de ciudadanos que vienen de Zamora, como Isaías, o de La Serena, en Badajoz, que llegaron allí hace más de cuarenta años y contribuyeron, estudiando, formándose, siendo cada vez más listos y más hábiles, a que el pueblo se hiciera rico, un auténtico emporio, en el que residen empresas como Eroski y sus derivados industriales, como Fagor y otras espléndidas factorías de producción de electrodomésticos y máquinas herramienta.

Mondragón-Arrasate es, en cierta manera, la perfección del soñado mundo del nacionalismo vasco, el piso piloto. Ese mundo donde se aúnan el ingenio de la raza, su capacidad creativa, su inmensa fortaleza de espíritu, con la creencia en la superioridad mítica. Allí, antes de que hubiera industria, crecían valerosos vascones que cazaban osos y se los comían junto con su familia en un entorno idílico que cantan hoy los subvencionados escritores en euskera. Después llegaron los españoles y destrozaron la Arcadia feliz. Pero los vascos originarios supieron imponerse a la insoportable modernización y se hicieron los mejores y más competitivos de todos los habitantes del continente europeo, en el que eran los más antiguos, aunque consiguieron escaparse de enfermedades tan groseras como la romanización. (Esta descripción está en los textos básicos del nacionalismo vasco, no es una invención del articulista).

¿Qué pasa ahora en Arrasate-Mondragón? Pues es muy sencillo, que sobran los Isaías. ETA lo sabe bien, sabe a quién mata. No es sólo que no tenga capacidad mayor, ni es sólo que se vea incapaz de competir con el terrorismo islamista. ETA se carga a Isaías porque sobra, porque no encaja en el esquema del mundo perfecto.

Y con la elección de Isaías está dando un mensaje complejo que tiene como receptores a todos los ciudadanos españoles, a los que quiere contar que sigue existiendo, que tiene capacidad de matar (para lo que hace falta tan sólo una pistola y un tipo que no tenga en su cerebro ni en su corazón nada que se lo impida). Pero también tiene otros receptores, que son los nacionalistas vascos; para ser exactos, todos los nacionalistas que habitan España.

¿Cuál es el mensaje? Es obvio, por mucho que nos siga costando creerlo tras cuarenta años de terrorismo. Se trata de hacer que nos rindamos, de que entremos de una vez por todas en razón. Una cosa es haber nacido en Zamora y otra muy distinta no aceptar, con las condiciones que le pongan a uno, que se forma parte de la comunidad que le ha acogido a uno. Isaías era, pese a su sencilla posición social, un tipo de Zamora que militaba en el Partido Socialista de Euskadi. O sea, que estaba en una empecinada y radical posición que le igualaba a sus compañeros de partido y a los más de mil votantes del Partido Popular que hay en Mondragón-Arrasate, a los que nadie conoce porque nunca se pueden identificar en un bar ni en la tienda de ultramarinos.

Isaías lo cantó en un mal día. Dijo que sí a la propuesta de figurar en una lista electoral. Y no se marchó del pueblo porque pensaba que eso no era suficiente como para que ningún vecino le pegara un tiro en la nuca. Porque él creía que ser concejal y votar las propuestas sobre urbanismo, medio ambiente o la recogida de basuras eran cosas normales, que tenían que ver con la convivencia y el orden cotidiano.

Isaías no sabía lo que sabe el lehendakari. Porque Ibarretxe lo sabe de sobra. Ibarretxe acudió en su momento a la sala de espera de la UCI donde José Ramón Recalde intentaba salir vivo del tiro que le había machacado la mandíbula, y le explicó a la mujer del ex consejero de Educación del primer Gobierno vasco que era intolerable que en una sociedad donde se podía comer tan bien, se podían contemplar paisajes tan sublimes y había un nivel de vida tan bueno, alguien perturbara la vida cotidiana pegándole tiros a la gente.

La imagen de Ibarretxe saliendo del hospital donde el cuerpo de Isaías había ido a parar era patética: abrazaba con pesar al líder de su partido, Íñigo Urkullu. Estaban los dos al borde de las lágrimas. Y comentaban a la prensa que ETA ha perdido el norte. Porque su mundo perfecto se había quebrado una vez más. Los mensajes posteriores serían los de siempre: los del equilibrio, los del enorme padecimiento que a los vascos de veras les provoca esa simétrica amenaza que son los salvajes asesinos de ETA y los empecinados españoles que no acaban de entender que todo sería más fácil si admitieran de una vez que Euskadi es otra cosa, que Euskadi no es de ellos, sino de los vascos de buena voluntad y Rh negativo, que no vivirían un conflicto tan terrible y sanguinario si no fuera porque unos y otros se empecinan en no reconocer la realidad trascendente de un pueblo.

Ibarretxe es un experto en estos trances: ya nos lo dejó claro cuando unos etarras mataron a Fernando Buesa, o cuando dieron un tiro en la cara a Joseba Pagaza. Él es capaz de sobrevivir a los dos extremismos, al de los que asesinan y al de los que se obstinan en reclamar que lo primero es la libertad y mucho después la identidad.
Isaías se creía que tenía derecho a vivir en libertad en un país como España, donde la ley impera en casi todo el territorio. Pero a él se le olvidó el casi.

Hoy estamos de luto por Isaías. Y ya no discutimos sobre propuestas educativas, de organización de la salud pública, o sobre política exterior. Sólo nos lamentamos por su muerte. Y nos volvemos a pelear en las tabernas en torno a la esencia del "conflicto" vasco. Pero no hablamos de lo de verdad, de lo que tampoco se habla allí en voz alta, de que hay un trozo de Europa donde no hay libertad, donde los que reciben amenazas no están en el Gobierno, sino en la oposición. Y donde los que mandan explican sin sonrojarse que son simétricos el terrorismo y la defensa de la libertad.
Mondragón-Arrasate era el lugar perfecto. Isaías, el blanco adecuado. Porque allí se encarna el mundo perfecto del nacionalismo, donde sobran los Isaías.
De paso, nos han destrozado el final de la campaña. Porque tenían que estar en ella. Y hemos picado.


08/03/08 - Jorge M. Reverte
es escritor y periodista.


#194
Manuel

miércoles, marzo 19, 2008

Las otras Chinas

Lo que Tíbet revela es la difusa densidad nacional china, los 'kurdistanes' que la acechan
M. Á. BASTENIER 19/03/2008

La doctrina oficial de Pekín es que China alberga casi un centenar de minorías nacionales, pero que un 90% de la población es han, o sea, china-china. El pueblo tibetano es una de esas minorías que proyecta, aupada en los buenos sentimientos occidentales, el cine de Hollywood, y el exotismo de lamas que levitan, una imagen poderosamente distinta de la China circundante. Y esa nacionalidad no podía dejar pasar la ocasión de los próximos Juegos de verano en Pekín sin movilizarse, ante lo que las autoridades comunistas han parecido sentirse obligadas a cooperar, generando entre unos y otros los recientes disturbios de Lhasa y de provincias.

China proclamó el fiat imperial sobre Tíbet a mediados del XVII, y un siglo más tarde, en 1751, tuvo que sofocar una primera gran revuelta popular; pero Pekín estaba más atento a las formas, el vasallaje nominal, que a un gobierno efectivo de la provincia, con lo que la lamasocracia pudo gozar de una vasta autonomía.


La situación sólo cambió en la segunda mitad del XIX con el establecimiento del raj británico en la India. En 1903 una expedición militar, que mandaba sir Francis Younghusband, tomaba Lhasa e imponía un protectorado informal, sin que Londres pusiera en duda la teórica soberanía de Pekín. En 1911, mientras China se debatía entre el imperio y la república, los británicos apoyaron una sublevación en Tíbet que fue de nuevo aplastada por el poder central; pero ese primer periodo republicano hasta la victoria de Mao en la guerra contra Chiang kai-chek, en 1949, fue una rebatiña de taifas al mejor servicio del Dalai Lama -Gywala Rinpoche en litúrgico tibetano- porque apenas interfería en la gobernación local, máxime cuando en los años 20 las últimas tropas chinas tuvieron que evacuar el territorio.

Sólo en octubre de 1950, cuando Pekín se movilizaba ante el avance de las fuerzas de MacArthur en Corea, Mao envió al ejército para restablecer el dominio sobre la provincia; la India, como sucesora del imperio británico en el Hindustán, reconocía en 1954 los derechos chinos en la zona; y el 10 de marzo de 1959 estallaba la primera gran revuelta contemporánea del Tibet. A partir de entonces, la dominación han se hizo mucho más absorbente y el poder de los lamas y de la nobleza feudal fue efectivamente destruido; el que aún es hoy Dalai Lama se refugió en la India, donde comenzó a gestarse un irredentismo con gran éxito de público en Estados Unidos y Europa; el trek al Himalaya y la obra de autores como Alan Watts o Krishnamurti habían creado un espacio para el Tíbet en el imaginario colectivo de una cierta juventud occidental, así como un público fiel para la causa del monje de cráneo escrupulosamente rasurado.

La meseta tibetana se halla estratégicamente situada entre la China han y el subcontinente indio, con el Himalaya como glacis particularmente conflictivo porque la delimitación de la frontera en 1913-14, la llamada línea MacMahon, largamente favorable a Delhi que para algo estaba entonces bajo dominio británico, nunca fue aceptada por Pekín, y acabó por provocar entre los dos países un enfrentamiento militar que duró 40 días en el techo del mundo, en 1962. Y aunque Tíbet no posee grandes riquezas naturales, todo lo que una vez fue del imperio, China lo va a mantener, o reivindicar eternamente -como al norte del Amur, las tierras perdidas ante el zarismo-, además de que cualquier flojera en el control de la provincia repercutiría negativamente sobre la credibilidad de las pretensiones chinas en Taiwán.

Lo que Tíbet revela es la difusa densidad nacional china; los kurdistanes que la acechan, como el mismo Uiguristán, que en los confines del ex imperio del centro agita también su diferencia. Hay una doctrina han sobre la unidad de China que no consiente ni sombra de duda; pero esa unidad es más frágil de lo que aparenta. En los años 30 del pasado siglo, Chiang Kai-chek jugueteó con la idea de imponer la grafía occidental, lo que fue imposible -además de indeseable por el suicidio cultural que habría supuesto marginar la escritura ideográfica- porque habría mostrado al mundo como, pese a la existencia de la lengua oficial, el mandarín, las diferentes Chinas hablaban un chino también diferente, y sólo tenían lingüísticamente en común la transcripción de un léxico fonéticamente muy dispar. China es una algarabía de lenguas con vocación de llegar a ser política. Por eso, China es un acto de fe. Y en Tíbet perdura una fe alternativa.



#193
Manuel

Tibet - Réflexions

Alexandre
Sous le régime des Dalaï-Lamas, 90% de la population était esclave en 1949, 98% était illettrée et les femmes n'avaient aucun droit. C'était le Moyen Âge obscurantiste; toutes les richesses du pays étaient accaparées par les moines et l'aristocratie. Est-ce le système auquel vous souhaitez que le Tibet revienne ?

ke
Souvenons-nous de Tito qui tenait l'ex-Yougoslavie d'une main de fer ! ce qui s'est passé ensuite dans l'éclatement de ce pays était-il préférable ? à l'heure où les peuples s'unissent chez nous pour faire l'Europe va-t-on défendre les idéologies de toutes les causes troubles de la planète? et puis notre passé d'Occidentaux, copié-collé sur celui impérialiste des Anglo-Saxons et des USA nous autorise-t-il au vu de son histoire à donner leçons et precepts moraux aux Orientaux ? bien sûr que Non.

Brindavoine
mais avez-vous une la moindre idée de ce que serait le Tibet sans la Chine, et avec le Dalaï Lama à sa tête, lui qui n'est pas un fervent partisan du droit des femmes, donc des Droits de l'Homme. Je ne peux pas ne pas choisir : entre un nouveau Népal et la Chine, je préfère pour le bien du peuple tibétain la seconde. Celà me désole, mais à la théocratie je préfère la dictature communiste.

TONKINOISE
Que les indignés, n'ayant jamais mis un pied en Chine ( ma main à couper à lire leurs inepties ) y aillent vite . Ils découvriront un pays qui n'est pas du tout l'enfer qu'ils décrivent dans leurs fantasmes, où on mange les nourrissons et où on emprisonne tout le monde ! lorsque la France des banlieues brûlait en hiver 2006 les médias étrangers clamaient à la révolution !!! qu'ils imaginent un instant ce que ferait l'état si la corse la bretagne ou le pays basque faisait sécession dans notre pays

Jean-Claude P.
Puisque quelqu’un a parlé de 1968, rappelons le massacre de Tlatelolco, dix jours avant l’ouverture des JO de 1968 à Mexico (200 à 300 morts). Rappelons aussi le boycott des Jeux de Moscou en 1980 par les USA appuyés par les états musulmans et islamistes, qui ont fini par les remercier en mordant la main qui les avait nourris.

Alexandre
Certes, il y a une répression chinoise très brutale des indépendantistes tibétains, mais peut-être faut-il se départir d'une vision idyllique du système tibétain : c'est une théocratie, un gouvernment par les moines, pas une démocratie. Et l'esclavage n'y a été aboli qu'en 1907 sous la pression chinoise. Que serait demain un Tibet indépendant ? Un nouvel Afghanistan gouverné par des lamas-talibans ? Comme dit ebolavir, c'est la Chine qui porte ici la modernité.

ebolavir
Il ne faudrait pas oublier que le Tibet, avant 1949, était une théocratie, dictature du religieux encouragée sinon suscitée deux siècles avant par le régime impérial chinois pour neutraliser un Tibet ressenti depuis des siècles comme agressif. La "libération" maoïste a été une laïcisation forcée (avant les dévastations de la Révolution culturelle, là comme ailleurs). Le mouvement en ce moment est réactionnaire au vrai sens du terme. Mais aujourd'hui, pour nous, les Chinois sont les méchants.

GEORGES D.
Je trouve que les Français sont mal placés pour faire la leçon aux régimes qui pratiquent l'assimilation forcée après occupation illégale d'un territoire!A titre d'exemple,le traité de Westphalie a donné les possessions des Habsbourg en Alsace au royaume de France:1/3 de la province, le reste+la "décapole" (10 villes dont Strassburg) à été occupé illégalement par les armées du roi et annexé de fait à la révolution.La population,Alémanique de langue et de culture à été "francisée"de force après 45

JEAN LOUIS L.

Si le gouvernement Chinois cède au Tibet, l'effet de contagion sera immédiat aux périphéries de l'empire et notamment dans les régions du Nord Ouest peuplées de populations turcophones et musulmanes. D'autres minorités pourraient également se servir de l'exemple tibétain. Veut-on un retour à l'instabilité qu'a connu la Chine au début du XXème siècle avec les seigneurs de guerre et les guerres civiles intérieures? L'équilibre du monde ne vaut-il pas malheureusement la mise au pas du Tibet?

BAPTISTE P.
un peuple "d'ordinaire pacifique"... pour avoir vécu au Tibet pendant plusieurs mois, c'est encore un cliché. Nous en sommes bourrés sur ce pays, et la désinformation est aussi bien chinoise qu'occidentale sur la réalité.

PIERRE B.
Je n'avais que 12 ans mais je ne me rappelle pas d'une volonté française de boycott pour la Coupe du Monde de foot de 78 en Argentine ou deux ans plus tard les JO de Moscou...Argentins et Afghans auraient-ils moins souffert que les Tibétains ?

Capitaine Padock.
seule une petite minorité de tibétains (ceux que l'abolition du régime féodal avait privé de leurs privilèges) soutiennent encore sa Sainteté.

PAUL M.
“Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà,". Tous les démocrates qui s'offusquent du mépris affiché par la chine a l'égard de ses minorités, sur la colonisation de peuplement qui conduit dans ce pays a un véritable "génocide culturel", devraient s'interroger sur le fait que la France ne reconnait chez elle aucune minorité,dont le peuple corse. La France est le seul état d'Europe, avec la Biélorussie, a refuser de signer la convention du conseil de l'europe sur le droit des minorités.



#192
Manuel

domingo, marzo 09, 2008

Jeu de mots

Le milieu, c'est ce qui nous entoure.

***

Pas de Travail,
Pas de famille,
Pas de patrie,
Vive Pétrin!

***

Ce n'est pas en cherchant le degré zéro de l'écriture
qu'on arrivera à faire des exquis mots glacés.


Jean L'Anselme (1919-)


#191
Manuel

sábado, marzo 08, 2008

Valiente

Isaías Carrasco, la última víctima de ETA

El ex concejal, casado y con tres hijos, no llevaba escolta por decisión propia.


#190
Manuel

viernes, marzo 07, 2008

Prohibition

La législation n'a cessé de se durcir.
On a commencé par imposer la mention « Abus dangereux » sur l'objet lui-même et en interdire la publicité. Puis, son usage a été prohibé dans les hôpitaux, les locaux à usage collectif et les transports publics. Des hausses de prix successives visaient à dissuader les consommateurs.

Une nouvelle loi, en juillet 2012, a imposé la mention « Téléphoner tue » ou « Téléphoner nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage ». Les ondes passives n'étaient-elles pas responsables de nombreux décès et nuisances diverses ?
En novembre 2015, il a été totalement interdit d'utiliser son portable dans les cafés, tabacs, restaurants et discothèques.

Quand les jeunes voient les films ou les actualités télévisées de ces années-là, ils n'en croient pas leurs yeux : tout le monde (acteurs de cinéma, dirigeants politiques, etc.) téléphonait en permanence, le portable collé à l'oreille.

Robert Solé - 03.01.08


#189
Manuel

jueves, marzo 06, 2008

Wie man die Höhe eines Wolkenkratzers mit ...

...einem Barometer feststellen kann.
Das nun folgende war wirklich eine Frage aus einer Physikprüfung an der Universität von Kopenhagen:

"Beschreiben Sie, wie man die Höhe eines Wolkenkratzers mit einem Barometer feststellt."


Ein Kursteilnehmer antwortete:
"Sie binden ein langes Stück Schnur an den Ansatz des Barometers, senken es dann vom Dach des Wolkenkratzers herunter. Die Länge der Schnur plus die Länge des Barometers entspricht der Höhe des Gebäudes."


Diese originelle Antwort entrüstete den Prüfer dermaßen, daß der Kursteilnehmer sofort rausgeschmissen wurde. Er wehrte sich dagegen, da seine Antwort doch unbestreitbar korrekt war. Die Universität ernannte daraufhin einen unabhängigen Schiedsmann.

Sein Urteil: die Antwort ist in der Tat nicht falsch zu nennen, lasse aber nicht auf meßbares physikalisches Wissen schließen. Entscheidung: Dem Kursteilnehmer werden weitere sechs Minuten Redezeit zugestanden, in denen er seine minimale Vertrautheit mit den Grundprinzipien der Physik unter Beweis stellen kann. Der Kursteilnehmer verharrte ganz still, fünf Minuten lang.

Der Schiedsmann erinnerte an die verstreichende Zeit, worauf der Prüfling antwortete, dass er an einigen extrem relevanten Antworten laboriere, sich aber nicht entscheiden könnte, welche er davon vorbringen solle.


Als ihm geraten wurde, sich nun zu beeilen, antwortete er wie folgt:


"Erstens könnten Sie das Barometer bis zum Dach des Wolkenkratzers tragen, es über den Rand fallen lassen und die Zeit messen die es braucht, um auf dem Boden aufzuschlagen. Die Höhe des Gebäudes kann so mit der Formel H = 0.5g xt im Quadrat berechnet werden. Das Barometer wäre dann allerdings hinüber!


Falls die Sonne scheint, könnten Sie die Höhe des Barometers messen, es aufrecht stellen und die Länge seines Schattens messen. Dann messen Sie die Länge des Schattens des Wolkenkratzers, anschließend ist es eine einfache Sache, anhand der proportionalen Arithmetik die Höhe des Wolkenkratzers zu berechnen.


Wenn Sie aber in hohem Grade wissenschaftlich vorgehen wollten, könnten Sie ein kurzes Stück Schnur an das Barometer binden und es schwingen lassen wie ein Pendel, zuerst auf dem Boden und dann auf dem Dach des Wolkenkratzers. Die Höhe entspricht der Abweichung der gravitationalen Wiederherstellungskraft T = 2 pi im Quadrat (l/g).


Oder, falls der Wolkenkratzer eine äußere Nottreppe besitzt, würde es am einfachsten sein da hinaufzusteigen, die Höhe des Wolkenkratzers in Barometerlängen abzuhaken und oben zusammenzählen.
Wenn Sie aber bloß eine langweilige und orthodoxe Lösung wünschen, dann können Sie selbstverständlich das Barometer benutzen, um den Luftdruck auf dem Dach des Wolkenkratzers und auf dem Grund zu messen und der Unterschied bezüglich der Millibare umzuwandeln, um die Höhe des Gebäudes zu berechnen.


Aber, da wir ständig aufgefordert werden die Unabhängigkeit des Verstandes zu üben und wissenschaftliche Methoden anzuwenden, würde es ohne Zweifel einfacher sein, an der Tür des Hausmeisters zu klopfen und ihm zu sagen: "Wenn Sie ein nettes neues Barometer möchten, gebe ich Ihnen dieses hier, vorausgesetzt, Sie nennen mir die Höhe dieses Wolkenkratzers."

Der Kursteilnehmer war Niels Bohr, der erste Däne der den Nobelpreis für Physik gewann.



#188
Manuel

Verdad

Nada es más inhabitable que un lugar en el que se ha sido feliz.


#187
Manuel

1808


¡Salvese quién pueda!


#186
Manuel

Diario de una brasileña en Madrid

Carla Guimarães 23/02/2008

Nací madrileña a los treinta años. Es lo que dice una carta que he recibido esta mañana. Bueno, no dice exactamente eso, pero es como la interpreto. Finalmente he conseguido la nacionalidad y en pocos días estaré jurando fidelidad a su majestad el Rey, a la Constitución y a las demás leyes españolas. Con lo republicana que yo soy... Que me perdonen los monárquicos, pero en Brasil por no haber, no hay ni Reyes Magos.

Me acordé de las últimas navidades que pasé en Salvador de Bahía. Durante la cena le conté a mi familia que estaba solicitando la nacionalidad española, y mis primitas pequeñas me preguntaron si iba a dejar de ser brasileña. Jamás voy a dejar de ser brasileña, les dije, una cosa no quita la otra, sino que añade. Quisieron saber cómo hace uno para ser español y yo les expliqué que me harían una entrevista y un examen. ¿Qué clase de examen?, me preguntaron. Les conté, aguantando la risa, que tendría que demostrar que sé bailar sevillanas, hacer tortilla de patatas, dormir la siesta e incluso torear. Curiosamente, hace pocos días, vi mi absurda broma hecha realidad en la propuesta del "contrato de integración para los inmigrantes", y ya no me parecía tan graciosa. Eso sí, mis primas pequeñas se quedaron fascinadas con los exámenes. De pronto todas querían ser españolas. Pero a Andréia, la menor, le dio un poco de miedo eso de torear. Si ella supiese...

Torear es lo que más he hecho en estos años. Torear con los papeles de trabajo, de residencia, con los trabajos en negro, con el simple hecho de alquilar un piso teniendo acento extranjero, con la dificultad de escribir en una lengua que no es la mía, con el no conocer a nadie, con el empezar de cero.

Toqué tierra en Barajas sola y hablando un castellano macarrónico. Aún no termino de entender cómo conseguí hacer amigos. ¡Si ni yo misma comprendía lo que hablaba! Lo cierto es que he conocido a españoles y extranjeros de todos lados. Gente que también estaba sola y desesperada por hacer amigos. Quizás por eso congeniamos tan rápido. Casi todos, como yo, venían a hacer los Madriles... Eso tiene esta ciudad, uno puede sentir rápidamente que es su hogar.

Aunque no siempre fue así... Recuerdo que hasta hace muy poco tiempo los papeles me daban pesadillas todas las noches. Soñaba que la policía venía a mi piso a decirme: señorita, tiene usted tres minutos para abandonar el país. Y cada vez que llamaban a la puerta, especialmente en épocas de renovación de permisos, yo pensaba que eran ellos y que me iban a sacar de España en un vuelo charter ese mismo día. Pero espere un momento, señor policía, ¿no comprende usted?, estoy escribiendo una novela y no puedo dejarla a la mitad. He alquilado este piso por cinco años, estoy pagando a plazos mi ordenador y mi móvil es de contrato, no es de tarjeta que puedes dejar así como así... Además, lo más importante para mí, quizás no para usted, comprenda, pero sí para mí, lo más importante... Me he enamorado. Sí, señor policía, me he enamorado. Es español y me dijo "Eu te amo", en portugués, el otro día. No me puedes expulsar del país, no es justo... Yo sé que hay gente que tiene motivos mucho más importantes para estar aquí: enviar dinero a su familia, escapar de una guerra, no morirse de hambre... Mi argumento no es el mejor, pero es el más escueto: yo simplemente quiero estar aquí.

Ya tenía todo el discurso preparado. No sé si sería muy efectivo, pero era todo lo que yo tenía. Ahora no, ahora tengo en manos una resolución que dice: al carajo con todo, soy española. Y espero ansiosa el día en que la policía venga a mi puerta sólo para enseñarla. En realidad estoy ansiosa para mostrarla a cualquier persona, incluso si no viene a mi puerta. Sin ir más lejos, la he enseñado a tres desconocidos en el ascensor. La verdad es que a veces puedo ser muy ridícula... Como el otro día, que pasé delante del Palacio Real a las cuatro de la mañana, un poco borracha, y le grité a uno de los guardias: ¡Viva la República! Él me miró con cara de coño, déjame en paz que estás de fiesta y yo estoy aquí trabajando, y respondió: ¿A mí qué me cuentas?

Todos tenemos algo que contar. Yo, por ejemplo, en estos siete años que he vivido en Madrid, he sido camarera, intérprete de portugués para prostitutas arrestadas, profesora de samba, vendedora de arte africano, traductora de catálogos de armas, guionista de cine... Me falta mucho por hacer, es cierto, pero ahora que tengo la oportunidad de empezar otra vez, creo que ha llegado el momento ideal para narrar todas las aventuras de mi vida anterior. Como aquella vez que estuve hospedada en una casa que tenía un inmenso cuadro de Franco en el salón y por las noches... Bueno, creo que se me acaba el folio... Lo dejaré para la siguiente entrega. De todas maneras hoy tengo mucho que celebrar, nacer dos veces es un privilegio. Quizás debería cambiar algo, no sé, mi peinado, mi armario, mi acento... ¿O quizás debería organizarme un bautizo?

Carla Guimarães es escritora.


#185

Manuel

Una historia de vilezas

Javier Marías 17/02/2008

Si hay algo que me parece despreciable son los anónimos y pseudónimos, y esa es una de las razones por las que nunca navegaré mucho por Internet. No dudo de su incomparable utilidad para hallar datos, pero siempre que he caído en algún foro, chat, blog o como se llamen esas tertulias –en mis muy escasas incursiones, de prestado–, me he topado con tal cantidad de pseudónimos soltando sandeces o brutalidades, que la impresión que he tenido es que meterse ahí equivale a entrar en contacto con demasiada gente a la que uno jamás trataría. Gente a menudo cobarde, como lo es toda aquella que a lo largo de mi vida me ha enviado anónimos, insultantes o en los que se me acusaba de delitos atroces sin que yo pudiera responder. Hace años, por tanto, que no abro un sobre sin remite claro. Van todos a la basura, tan cerrados como llegaron.

Esa es la primera vileza de esta historia, la de la denuncia y persecución de los médicos de Urgencias del Hospital Severo Ochoa de Leganés, por parte de Esperanza Aguirre, Presidenta de Madrid, y de su antiguo Consejero de Sanidad, Manuel Lamela, quienes dieron crédito a una acusación anónima de etrema gravedad contra esos médicos: la de haber causado la muerte, con sedaciones indebidas, a nada menos que cuatrocientos enfermos. En su día, Aguirre lo justificó de manera ridícula: “Es cierto que no lleva firma, pero tiene los nombres y dos apellidos de los pacientes y una serie de datos sobre las historias clínicas. No tengo más remedio que dar traslado al fiscal”. Tan ridícula como si yo recibo un día una carta anónima en la que se acusa a Esperanza Aguirre de haber envenenado a alguien (con su nombre y apellidos y su oscura historia clínica), y sólo por eso considero que no me queda más remedio que “dar traslado al fiscal”.

El resto es conocido: ese fiscal iba a archivar el caso, pero Aguirre, a través de su Viceconsejero de Sanidad, que presentó una denuncia en mayo de 2005, hizo intervenir a un juez y la cosa prosiguió, mientras varios periodistas devotos de la Presidenta tildaban a los médicos de “asesinos”, “homicidas”, “terminators”, y a su jefe, Luis Montes, de “Doctor Muerte”. Bien, todo ha quedado en nada una y otra vez, hasta la reciente sentencia de la Audiencia de Madrid, inapelable y definitiva, que incluso ha suprimido la “mala praxis médica” mencionada en algún fallo anterior.

Pero la mayor vileza ha venido después. Desde el 2003, con Bush, Cheney y Rumsfeld, cierta derecha ha ido mostrando cuál es su idea de la justicia. Y ésta no es otra que la que tuvieron todas las dictaduras totalitarias, desde la cercana de Franco hasta la lejana de Stalin, y que consiste en la indecente inversión y subversión del fundamento mismo de la justicia. Para que la haya, y eso lo saben hasta los peores estudiantes de Derecho, es el acusador el que debe demostrar su acusación. A él le toca probar lo cierto de sus graves palabras, y en modo alguno al acusado probar su inocencia, por la sencilla razón de que esto último es imposible. Si yo doy crédito a esa hipotética carta anónima y acuso a Esperanza Aguirre de envenenamiento, ella no puede, no está capacitada para demostrar que no es culpable de él. Lo mismo le sucedía en el 2003 a Sadam Husein, que no podía demostrar no poseer armas de destrucción masiva. Les tocaba a Bush, Cheney y Rumsfeld probar que sí, pero no lo hicieron, como tampoco Blair ni Aznar. Más adelante, una vez ocupado Irak, y mientras los norteamericanos se afanaban en encontrarlas, tuvimos que oír de boca de Rumsfeld y de Aznar cosas totalmente contrarias al derecho, del tipo: “Que no hayan aparecido no significa que no existan”, olvidando que, mientras algo no aparece, no existe en el ámbito judicial, y que era a ellos a quienes correspondía poner las armas sobre la mesa y decir: “Voilà, helas aquí”. Nunca hubo tales armas, y por fin se ha enterado hasta Aznar.

Pues bien, Aguirre y los suyos se están comportando como la Administración Bush y, lo que es peor, como Franco y Stalin. El actual y servil Consejero de Sanidad, un tal Güemes, ha declarado la siguiente vileza a la vez que mentecatez: “Que no haya podido probarse y se haya archivado la acusación no excluye que se hicieran prácticas inadecuadas”. Es como si yo dijera: “Que no se haya probado que Esperanza envenenó no excluye que le pusiera cianuro a un individuo”. Lamela, el antiguo y servil Consejero, se ha mostrado orgulloso de su actuación, esto es, de haber acusado en falso y sin base a unos médicos a los que ha destrozado la carrera y la vida, y de haber intimidado a todos los demás. Zaplana ha agregado: “Los tribunales han fallado de una forma pero no dicen si se hacían mal las sedaciones, sino que no se puede acreditar cómo se hacían”. De nuevo, como si yo dijera: “Han fallado que no hay pruebas de que Aguirre envenenó, pero no se han pronunciado sobre si tenía cianuro en casa” o algo así. Son argumentos propios de la consideración de la justicia franquista y stalinista, sólo que bajo aquellos regímenes los acusados, por el mero hecho de serlo, acababan en el paredón. Ahora y aquí “sólo” pierden sus puestos, se ven difamados y nadie les pide perdón, sino todo lo contrario. Los obispos han instado a sus fieles a tener en cuenta, a la hora de votar, “el aprecio que cada partido, cada programa y cada dirigente otorga a la dimensión moral de la vida”. Ya ven cuál es el que otorga el PP.


#184
Manuel

martes, marzo 04, 2008

El merengue de zapatero

Un compositor dominicano crea un merengue en apoyo a Zapatero

"Con Zapatero, España es talante. Por él votaremos todos los inmigrantes"

http://www.elpais.com/audios/espana/merengue/zapatero/elpaud/20080303elpepunac_1/Aes/


#183
Manuel

Reciprocidad

Zapatero apuntó sus argumentos para el debate del lunes con Rajoy, en el que comparará su "sentido del Estado" y su "defensa de España" con la que tiene el PP.

"¿Os imaginaís a Rajoy y Aznar defendiéndome a mi por el mundo?",
dijo cuando presumió de que él si lo hizo en Chile cuando el venezolano Hugo Chávez insultó a Aznar.


#182
Manuel

Analfabeto

La respuesta de un barbero de barrio de Lisboa cuando él llamó analfabeto a un político:

"No hable mal de los analfabetos. Ellos inventaron la escritura"


#181
Manuel

George Clooney y el abuelo de Heidi

03/03: segundo debate entre Rajoy y Zapatero.

Buenas Noches y Buena Suerte.
2-0 ¡Uf!

La niña en mi corazón.
¡Otra vez no!!!


#180
Manuel

martes, enero 01, 2008

2008 !

Un año nuevo

Bisiesto del todo.
Termina en 8 y eso en China es particularmente bueno.
Olímpico en BeiJing, y de Expo en Zaragoza.
Procuraré comprobar su sabor en todos los continentes.

¡Que sea feliz para todos!



Une nouvelle année commence

Complètement Bisextile
Le 8 final est signe de prospérité en Chine.
Année Olympique pour BeiJing; n'oublions pas l'Expo de Saragosse.
J'irai vérifier son excellence sur tous les continents possibles.

Qu'elle soit bonne et heureuse pour vous tous!


Manuel
#178

sábado, noviembre 03, 2007

Welcome to my Paradise


Aqui estamos
(mi avion / desde mi habitacion / desde la veranda / casa desde la playa / dentro del agua)

Endlich da!
Nous y voila
Here we are


#176
Manuel