jueves, diciembre 23, 2010

2010 en Europe, annus horribilis ? Pas sûr...

Vue d'Europe, l'Europe va mal.
On ne risque pas de l'ignorer.
L'actualité européenne suscite une batterie de commentaires quotidiens des plus déprimants.
2010 fut à cet égard un très bon cru : matraquage à saturation des nouvelles et des prophéties les plus apocalyptiques sur l'état présent et à venir du Vieux Continent.

Les faits.
A l'exception de l'Allemagne, les pays de l'Union européenne ont connu cette année une activité des plus faibles. Les perspectives pour 2011 sont à peine meilleures.
La croissance dépassera péniblement 1,5 % ; le taux de chômage moyen approche 10 %.
Les cures d'austérité budgétaire qu'impose la situation des finances publiques sur le Vieux Continent feront sentir leurs premiers vrais effets en 2011 - ajoutant à la déprime ambiante.
Difficile de ne pas céder à l'impression que "partout ailleurs, c'est mieux" - notamment aux Etats-Unis où la croissance devrait être de 3 % en 2011, pour ne pas parler des économies émergentes d'Asie.

Difficile de ne pas en conclure que, parmi les riches, l'Europe est le groupe qui se sort le moins bien de la crise 2008-2009, cette tornade venue des Etats-Unis et qui doit plus, dit-on, à leur type de capitalisme qu'au nôtre...
Amer paradoxe ! Injustice historique !
Et le plus mal portant en Europe serait le noyau dur de l'Union européenne (UE) : la zone monétaire formée par les dix-sept pays qui ont choisi l'euro pour devise.
C'est pourtant la partie la plus intégrée de l'UE, la plus accomplie, la plus porteuse d'espoir dans un monde qui, demain, s'organisera autour de quatre ou cinq grandes zones monétaires.

C'est la partie de l'Europe qui aurait dû être la mieux protégée de la tourmente déclenchée en 2008 par les Dalton de la finance opérant depuis le bas Manhattan dans un quartier nommé Wall Street.
On le sait, il n'en a rien été. La zone euro est malade.

Injustice, là encore : le poids de la dette nationale et le déficit des finances publiques sont plus lourds aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne que dans l'ensemble de l'union monétaire européenne.
Mais c'est elle qui a la fièvre.
Bien sûr, elle a ses cow-boys qui, de l'Irlande à la Grèce en passant par le Portugal, ont joué avec les lois du club d'une manière irresponsable - même s'il ne faut jamais oublier que le mauvais exemple a d'abord été donné par ces vestales autoproclamées des règles que sont l'Allemagne et la France.

Mais la zone euro souffre d'un mal plus profond.
C'est un défaut de fabrication. Il est typique de la manière de faire de l'UE.
Elle proclame des politiques communes sans se donner les moyens de les faire vivre.
Pas un économiste, qu'il soit sympathisant de l'école ultralibérale ou partisan de la planification nord-coréenne, ne croit qu'une union monétaire puisse marcher sans ses deux jambes : une banque centrale commune, d'une part ; une politique budgétaire commune, de l'autre.
Nous avons l'une, pas la seconde.
A la première grande secousse conjoncturelle - et la crise de 2008-2009 se situe au plus haut sur l'échelle de Richter -, les situations budgétaires asymétriques au sein de la zone euro ont menacé celle-ci d'explosion.

Si l'on veut une version optimiste de l'année européenne, on oubliera tout cela.
Ou plutôt, on y ajoutera que le grand charme de l'UE, c'est d'avancer dans l'épreuve.
Au bord du précipice, elle s'est dotée d'un mécanisme de solidarité face aux crises de paiement que connaissent certains Etats de la zone ; les dix-sept progressent vers une plus grande harmonisation de leurs politiques budgétaires ; leur devise reste solide, prisée de toutes les banques centrales.
Bref, l'intégration économique et monétaire avance, au fil des drames, des sommets à répétition et des communiqués communs à peine intelligibles.

Cela dessine-t-il un projet d'avenir ?
Est-ce suffisant pour entretenir l'espérance d'une présence singulière de l'Europe sur la scène internationale, la perspective de compter demain dans un monde où la vitalité démographique, le dynamisme, l'optimisme semblent être du côté du Sud, pas du Nord ?

Pour répondre à cette interrogation et cesser de cultiver le spleen qui nous afflige, il faut solliciter des observateurs non européens de la construction européenne. En voici un.
Il s'appelle Moisés Naim, 58 ans, intellectuel et ancien ministre vénézuélien, installé depuis des années aux Etats-Unis, à New York, ex-patron de la célèbre revue Foreign Policy et spécialiste des relations internationales.
Dans un article de l'International Herald Tribune, M. Naim imagine " un monde sans une Europe intégrée et influente". Ce serait "pire pour tout le monde", écrit-il.
Pourquoi ?
Parce que l'Europe entend "irradier des valeurs qui sont aussi rares que nécessaires aujourd'hui".

Elle est une école de règlement pacifique des conflits :
"Un monde avec un continent (l'Europe) qui préfère faire des erreurs en s'efforçant d'éviter la guerre est meilleur qu'un monde où des superpuissances à la gâchette facile se moquent bien de faire des erreurs en lançant des guerres dites préemptives."
Il salue son engagement en faveur des libertés.
Un peu désinvolte pour les Etats-Unis, il se demande qui, hormis l'Europe, va défendre les droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui - "le Parti communiste chinois ou la Russie de Poutine?"

L'Europe prétend - parfois - incarner un capitalisme à vocation sociale :
"Alors que les Etats-Unis tolèrent passivement une redistribution massive de la richesse au profit de leurs citoyens les plus riches et que la Russie et la Chine célèbrent des oligarchies accumulant d'inimaginables fortunes, l'Europe a encore l'aversion des inégalités."

"Je ne sais pas si l'ambitieux projet d'intégration européenne survivra aux énormes difficultés qu'il rencontre aujourd'hui, conclut-il.
Mais je sais que s'il échoue, c'est le monde entier qui en paiera les conséquences."


Faut-il être vénézuélo-new-yorkais pour dire du bien de l'Europe ?


Manuel
#665

domingo, diciembre 19, 2010

Fromages (merienda)


Petit plateau (merci Maman!)


...pancitos tostaditos...



...y por supuesto, algunos indispensables accesorios :
Pilsener, mermelada y tapenade


Manuel
#664

Cochinillo al horno (1º)


Antes
...


...después...


À table!


Desserts


Manuel
#663

Costillitas al horno


Antes...



...y después



Manuel
#662

L'Europe est masochiste

La cause est entendue: la guerre des monnaies est déclenchée, la Chine et les Etats-Unis font ce qu’il faut pour maintenir le yuan et le dollar à des niveaux artificiellement bas.
Et c’est encore l’Europe qui est le dindon de la farce.
Selon la formule choc souvent employée, d’autant plus efficace qu’elle a l’apparence du sérieux, l’euro est la «variable d’ajustement».
Bref, nous sommes vraiment très bêtes et tous les pays se mettent d’accord sur notre dos.
La raison en est connue: les traités européens ne permettent pas à nos dirigeants de mener une véritable politique de change et, même si cela était possible, la Banque centrale européenne, avec à sa tête Jean-Claude Trichet, le plus obtus et le plus dogmatique de tous les gouverneurs du monde et de tous les temps, ferait tout ce qui est en son pouvoir pour torpiller cette politique, tant elle est fière d’avoir une monnaie forte.
Quitte à faire mourir l’économie européenne.

Bien évidemment, tout cela est idiot, même si ce tableau comporte quelques traits empruntés à la réalité.
Il est vrai que la Chine tient le cours du Yuan sous un contrôle étroit et ne le laisse s’apprécier qu’à un rythme très lent, après avoir suspendu ce mouvement de réévaluation au plus fort de la crise. Mais cette politique de change a de nombreux complices aux Etats-Unis et en Europe: elle fait le bonheur de toutes les entreprises américaines et européennes qui font fabriquer leurs produits en Chine et peuvent les vendre ensuite sur leur marché intérieur avec une marge confortable.
Quant à la réévaluation du yuan, elle est à la fois souhaitable et inévitable, mais il est préférable qu’elle se fasse de façon très progressive.
En économie, les variations brutales ne sont jamais bonnes, même lorsqu’il s’agit d’aller dans la bonne direction.
La politique des petits pas est certainement la plus sûre et la plus efficace si elle est menée avec constance: serait-on plus avancé en Europe si la croissance chinoise ralentissait faute de progrès à l’exportation après une réévaluation trop rapide du yuan et si d’autres pays asiatiques, plus compétitifs, venaient prendre sa place sur notre marché?

Il faut d’ailleurs remarquer que si l’euro s’est très nettement raffermi face au yuan au cours de six derniers mois (il a remonté de plus de 6%), il est encore en recul de plus de 4% depuis le début de l’année. En trois ans, il a reculé de plus de 13% face à la monnaie chinoise tandis que le dollar n’a perdu qu’un peu plus de 10%.
Pour une monnaie gérée par des obsédés de la vigueur, ce n’est pas si mal!

Il est vrai aussi que les autorités américaines sont en train d’organiser un repli du dollar vis-à- vis des autres grandes devises. La politique de la Réserve fédérale n’a pas d’autre but.
Ben Bernanke, son président, se moque du monde quand il affirme que le programme de 600 milliards de dollars de rachats d'emprunts du Trésor permettra au dollar de regagner du terrain.
Ce sera sans doute le cas dans plusieurs années si, comme l’espèrent les dirigeants américains, leur économie a retrouvé une croissance vigoureuse.
Mais, en attendant, la politique poursuivie ne peut avoir qu’un effet: faire baisser le dollar.
Les titres du Trésor américain étant en grande partie détenus par des banques centrales ou des investisseurs étrangers, les racheter équivaut à inonder le monde de dollars.

Il est vrai enfin que, à 1,40$, l’euro est de nouveau très cher.
Quelle serait sa juste valeur?
Selon les méthodes de calcul employées, un cours oscillant entre 1,10 et 1,20$ serait certainement plus approprié. Mais, contrairement à ce qu’on entend dire, l’euro n’est pas seul concerné. Il vient de retrouver pratiquement son niveau du début de l’année face au billet vert, après une période de relative faiblesse, alors que d’autres monnaies sont, elles, en forte hausse: c’est le cas du yen, des dollars d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Singapour, de la couronne suédoise, du rand sud-africain, du franc suisse, du peso mexicain, et de bien d’autres.
Tous ces pays ont-ils des constitutions qui ne permettent pas de mettre au point de véritables politiques de change?
Tous ont-ils à la tête de leur banque centrale des gouverneurs encore plus aveugles que Jean-Claude Trichet?

Il est remarquable que les critiques les plus acerbes viennent des milieux économiques et politiques les plus libéraux, qui ne s’offusquent pas de voir le pays symbolisant le capitalisme se lancer dans des politiques «non conventionnelles», pour employer l’euphémisme d’usage, et fausser ainsi le libre jeu de l’offre et de la demande de monnaie.
Après avoir adoré Alan Greenspan, le prédécesseur de Ben Bernanke à la tête de la Réserve fédérale, puis l’avoir accusé d’être indirectement à l’origine de la crise des subprimes, ces mêmes libéraux souhaiteraient aujourd’hui que la Banque centrale européenne se montre plus laxiste et se lance à son tour dans des jeux dangereux.
Pourtant, les économistes vraiment libéraux ont aujourd’hui beaucoup de mal à justifier la politique monétaire américaine, aux antipodes de la pensée monétariste classique.

En fait, le grand problème de ce côté-ci de l’Atlantique et particulièrement en France est l’absence réelle de pensée économique.
Tout ce qu’on demande à un Etat ou à une banque centrale c’est de ne rien faire quand tout va bien et d’intervenir vigoureusement quand tout va mal.
Bref, il faut un Etat et un pouvoir monétaire à géométrie variable, à la demande des milieux d’affaires. Dans ce schéma, l’Europe est forcément mauvaise: elle est encore plus difficile à manœuvrer qu’un Etat national et donc elle est toujours trop présente ou trop absente, selon les moments. La même Europe est décrite tantôt comme une affreuse bureaucratie, tantôt comme un pouvoir inexistant quand il s’agit de se protéger contre le monde extérieur.

Le problème -bien réel- des taux de change est une nouvelle occasion de gémir sur les lacunes de la construction européenne.
Pourtant, s’ils voulaient bien regarder le monde en face, les Européens pourraient voir qu’ils ne sont pas aussi malheureux qu’ils se complaisent à le dire et qu’ils peuvent, même dans le domaine économique, se prévaloir de quelques beaux résultats.
Mais, chut, ne le dites pas, ne parlez pas des succès européens, ne faites pas la liste des entreprises qui réussissent, ce n’est pas dans l’air du temps.


Manuel
#661

Será que no nos convenía

Geopolítica del fútbol: Rusia, el país más grande del mundo, albergará el Mundial de Fútbol de 2018, y uno de los más pequeños, Qatar, el de cuatro años después.
La candidatura ibérica, conjunta de España y Portugal, era la que contaba con mejor puntuación, pero no podía decirse que fuera la favorita.
Lo era Rusia: porque nunca había sido sede, y tampoco ningún otro país del antiguo glacis soviético; y porque es un país poderoso, con renovada influencia mundial.

De los 19 campeonatos disputados desde 1930, 10 lo han sido en países de Europa occidental y siete en América. El de 2010 ha sido el primero celebrado en África, y hace dos campeonatos se jugó por primera vez en Asia. La ausencia de Europa del Este llamaba la atención.
En realidad el desenlace de ayer estaba cantado desde que, el pasado mes de mayo, tropas de la OTAN desfilaron por la Plaza Roja de Moscú junto a soldados rusos en la conmemoración de la capitulación alemana de 1945.

El primer ministro, Vladímir Putin, no consideró necesario reforzar la candidatura con su asistencia a la reunión de Zúrich; no hay de qué extrañarse porque los papeles del Departamento de Estado que se publicaron ayer confirman que su influencia no requiere de su presencia directa: el presidente Medvédev no toma ninguna decisión sin consultársela antes.
También resulta significativo que la figura principal de la representación rusa no fuera ningún príncipe, como Guillermo de Inglaterra o Iker de España, sino el multimillonario Abramovich, propietario del Chelsea.

La FIFA integra a 208 federaciones de todo el mundo, 16 más que países se sientan en la ONU, y un campeonato del mundo es visto por miles de millones de televidentes de los cinco continentes. Eso explica que por ejemplo el presidente Zapatero cancelara hace dos días su asistencia a la Cumbre Iberoamericana que se inicia hoy en Chile, y estuviera sin embargo presente ayer en Suiza. Además, un Mundial mueve mucho dinero y crea empleos abundantes.
Pero los 22 hombres que deciden han optado por uno de los emergentes BRIC, antes que por dos de los estigmatizados (por los mercados) PIGS.


Manuel
#660

miércoles, diciembre 08, 2010

Habibi – Lebanese delights

Deep in the heart of the multi-cultural Lavapies neighborhood,
you’ll find Habibi, perfect for tea, hummus or belly dancing.


Habibi plays typical Lebanese music
which is complimented Friday and Saturday nights after 23:00 with a belly dancer.

They open early for lunch and afternoon snacks of strong tea or coffee
to enjoy with sticky honey-nut sweets.
The food is a bargain for the price;
it’s tasty with lots of fresh parsley and lemon juice on the tabbouleh salads.

Adventurous smokers can try the colorful hookahs to smoke “flavored” tobacco.


Manuel
#659

Bremen, die Stadt der kurzen Wege (III)

Schnoor - das älteste Viertel Bremens

Gegenüber der Ratskirche stehen an der Außenmauer des Rathauses die Bremer Stadtmusikanten, Anziehungspunkt für Jung und Alt.
Gleich daneben aber verführt der Eingang zum Ratskeller zu einem Abstecher.


Der Weinkeller ist weltberühmt, das Ambiente ebenso, die fröhliche Atmosphäre steckt an.



Wer hat nur behauptet, die Bremer seien verschlossen?


Wir gehen über den Marktplatz weiter in die Böttcherstraße.
Der erfolgreiche Kaffeehändler Ludwig Roselius hat dort gemeinsam mit Baumeistern wie dem Bildhauer Bernhard Hoetger ein unverwechselbares Ensemble geschaffen.


Was wirkt wie eine gewachsene mittelalterliche Gasse, entstand zwischen 1924 und 1931 als Gesamtkunstwerk.


Die Nazis erklärten den Straßenzug zur "Verfallskunst" - obwohl Roselius ein begeisterter Anhänger Hitlers war.
Die Kunstgewerbeläden und -werkstätten, die Museen (Paula-Modersohn-Becker-Museum) und die Gastronomie ("Ständige Vertretung") in der engen und lärmgeschützten Böttcherstraße sind alle fußläufig miteinander verwoben.
Die Gasse ist zugleich der direkte Weg zu Weser und Schlachte, der Promenade am Wasser.
Museumsschiffe liegen hier am Ufer, und es hat sich eine Open-Air-Gastronomie breitgemacht, die an warmen Tagen Tausende anzieht.

Wer noch nicht müde ist, sollte stromaufwärts zum Schnoor gehen, unserem ältesten Stadtviertel.

Von den Bomben verschont, hat sich dort das alte Bremen erhalten: Die Giebelhäuser stehen eng aneinandergelehnt. Die winzigen Gärten zeigen, wie bescheiden Menschen sich früher innerhalb der Stadtmauern einrichten mussten.


Heute findet man hier erlesenen Goldschmuck, Souvenirs und jede Art von Gastronomie. Mitten im Schnoor haben wir seit wenigen Jahren wieder ein lebendiges Kloster: den Schwesternkonvent der Birgitten. Die Nonnen sind sehr gastfreundlich und laden in ihre Kapelle ein. Das ganze Anwesen liegt direkt neben der 1938 von den Nazis zerstörten Synagoge und hinter dem Fachbereich Musik der Hochschule für Künste, die mit ihren hundertjährigen Mauern das Viertel schützt.

Wer jetzt eine Pause vom Pflastertreten braucht, kann sich in den Wallanlagen entspannen.


Der Park entstand vor 200 Jahren aus dem alten Festungsring, sein Grundriss ist noch sichtbar - das romantische Gartengrün umschließt heute wie ein Rahmen das historische Zentrum und trennt es von der ständig wachsenden Stadt.
Nur ein paar Schritte weiter, jenseits der Wall anlagen, beginnt schon die Kunstmeile mit Kunsthalle, Theater, Stadtbibliothek und weiteren Attraktionen.


Sie ist zugleich der Beginn des Ostertorviertels. Früher bekannt als Milieu der Hausbesetzer, ist es heute ein buntes, friedliches Dorf in der Großstadt, das Lust macht auf mehr.

Entdecken Sie es, und nehmen Sie sich Zeit für Bremen!




Manuel
#658

martes, diciembre 07, 2010

Ils n'auront pas l'Euro


Herman Van Rompuy déclarant que la zone euro était confrontée "à une crise pour sa survie" aurait mieux fait de tenir sa langue. Le président du Conseil européen accrédite l'idée, ancrée chez beaucoup d'Européens sceptiques et en tout cas dans les salles de marché, que, oui, la zone euro est fragile et qu'elle peut exploser, la Grèce ou l'Irlande défaillantes pouvant en sortir.


Un suicide devant l'Histoire

Mon avis est tout contraire.
Jamais aucun pays, une fois entré dans l'euro, ne le quittera.
Malgré les pressions considérables.
Malgré les opinions publiques qui y pousseront pour abréger les souffrances des plans d'austérité imposés.
Jamais, parce que les souffrances d'une sortie seraient pires.
Jamais surtout parce que pour un gouvernement qui déciderait une sortie, ce serait un suicide devant l'Histoire.
Il laisserait la trace d'une honte nationale.
Parce qu'enfin le tricot européen se déferait rang par rang et que les autres, les grands pays, Allemagne et France, ne pourront pas laisser faire.
En bref, malgré leur force, les marchés qui, ne l'oubliez pas, sont anglo-saxons, n'auront pas l'euro!
Telle est ma conviction.

Bien entendu, la tempête est énorme. Le doute aussi.
Que le président du Conseil officialise de façon aussi irresponsable une hypothèse de mort montre combien les institutions bruxelloises sont, pour le coup, défaillantes. Bien entendu, les attaques des marchés sont fortes et, en gros, les gouvernements n'ont fait que leur opposer des sacs de sable.

Pour reprendre le résumé de Wolfgang Munchau, l'Union monétaire s'est construite sur trois interdits: pas de mécanisme de sauvetage des pays en crise, pas de défaillance et de rééchelonnement possible, pas de sortie.

Il faut convenir que les deux premiers ont sauté.
La crise grecque a obligé l'Allemagne à admettre qu'il fallait collectivement refinancer un pays coulé par ses dettes, même s'il avait outrageusement triché lors de son entrée dans l'euro et même s'il avait ensuite tiré sur la corde en laissant filer ses déficits pour payer le laxisme de ses gouvernements.
L'Union a imposé une austérité de fer aux Grecs, mais ils ont eu l'argent.
Plus avant, un mécanisme de sauvetage a été créé, aux conditions de l'Allemagne, avec le Fonds monétaire international en soutien. L'Europe paraît incapable de régler seule ses affaires comme une grande amie. Elle qui s'interdisait tout «sauvetage» est parvenue à trouver 440 milliards d'euros, à quoi s'ajoutent les sommes du FMI. Ce mécanisme qui devrait certes disparaître après 2013 pour satisfaire à l'implacable Loi allemande que surveille la Cour constitutionnelle de Karlsruhe mais les discussions sont ouvertes pour le pérenniser.

La peur de la contagion

L'Irlande cède à son tour.
Non par les dépenses d'Etat qu'à cause des folies des banques accusant une impasse astronomique de 50 milliards d'euros (ou pire, sans doute).
Cette fois, la crainte n'est pas une chute directe des pays européens comme des dominos mais une chute des banques par contagion.
Le mécanisme inventé peut servir à Dublin. Mais les Allemands exigent qu'une restructuration des dettes bancaires fasse payer les prêteurs. Avec raison!
Il est temps que les banques surveillent enfin ce qu'elles font de notre argent.
Mais les marchés financiers et la Banque centrale européenne y voient une cascade de faillites.
Il faudra bien qu'une restructuration des dettes –privées ou publiques, on ne sait encore– ait lieu.

A chaque crise, les marchés font leur travail, celui de découvrir les failles de la construction de l'euro et d'essayer d'en jouer pour «tester» et gagner de l'argent.
C'est normal et, mieux, c'est sain. Cela permet à la solidarité européenne d'avancer.
Le difficile, j'en conviens, est qu'il y a une faille générique à l'euro, une faiblesse de naissance radicalement grave: être une union monétaire sans union politique.
Les marchés grattent le sable de la construction en le sachant: au fond ils testent la volonté politique des Européens à s'entendre vraiment. Ils ont raison.

C'est là le coeur du sujet.
Comme ils sont anglo-saxons dans l'âme, comme ils sont insulaires en somme, ils ne croient pas que la solidarité européenne soit si forte qu'elle puisse résister à une attaque sérieuse.
Il suffit d'ajouter des milliards et «ça va céder».
Et voilà ce à quoi les «Européens» ne croient pas: cela n'arrivera pas, pour les raisons que j'ai dites au début, politiquement, au regard de la Grande Histoire.
Cela n'est pas joué, j'en conviens, il peut se trouver des gouvernements populistes qui cèdent et sortent. Mais si les responsables sont responsables, l'euro tiendra.

Eric Le Boucher

Chronique également parue dans Les Echos



Manuel
#657

Bremen, die Stadt der kurzen Wege (II)

Gäste führe ich immer ins Rathaus.

Seine Weserrenaissance-Fassade hat Lüder von Bentheim ab 1605 vor den spätmittelalterlichen Kern mit seinen gotischen Fenstern gesetzt. Ihre reich verzierten Arkaden, Balkone und Erker erzählen von der stolzen Hansestadt, die sich einst sogar hatte vorstellen können, das "Rom des Nordens" zu werden. Ins Innere des Gebäudes führt der Eingang im Neuen Rathaus gegenüber von Dom und Bismarck-Reiterstatue.


Schon die Empfangshalle ist beeindruckend: Zwischen einem alten Kauffahrtei-Segelschiff, dem Bild des legendären Flugzeugs "Bremen", mit dem die erste Atlantiküberquerung in Ost- West-Richtung 1928 gelang, und dem Modell des Seenotrettungskreuzers "Wilhelm Kaisen" führt eine Treppe hinauf in die "Marmoretage" - benannt nach dem Bodenbelag. Hier stehen die Skulpturen von Bremens berühmtem Bürgermeister Johann Smidt und den Präsidenten Ebert, Heuss und Carstens.
Daneben residiert der Bürgermeister und Regierungschef des "Zwei-Städte-Staates" Bremen und Bremerhaven. Tagsüber steht die Tür zum Büro des Bürgermeisters offen - eine Einladung zum Eintritt. Das ist beste Bremer Art, informell wollen wir sein, ohne Etikette, ohne Statussymbole, bescheiden und zugleich offen für alles, was sich in diesem Stadtstaat ereignet.


Nur wenige Schritte sind es zur Oberen Halle, dem historischen Rathaussaal.
Hier erzählt alles von der republikanischen Geschichte der Stadt: die Wandbemalung, die Decke, das Inventar, die von der Decke herabhängenden Schiffsmodelle, die Wappenfenster, die vielen politischen Bilddokumente.
Früher haben sich regelmäßig alle Wahlberechtigten in dieser Halle versammelt und mit den Bürgermeistern die Geschicke ihrer Stadt gelenkt. Mehrfach führten die Bremer im 17. Jahrhundert gegen die Schweden Krieg, wurden belagert und haben widerstanden - mir fällt dabei Auguste Rodins berühmte Plastik der Bürger von Calais ein. Das gleiche Pathos spüre ich hier.

Kein Wunder, dass alles von Bedeutung in diesem Raum passiert: Hier wird alljährlich im Februar die traditionelle "Schaffermahlzeit" ausgerichtet, werden die neuen Professoren unserer zwei Universitäten vorgestellt.
Lassen sich Staatsgäste vom Flair der Hansetradition beeindrucken, treffen sich aber auch Schüler im couragierten Einsatz gegen Rassismus ("Dem Hass keine Chance") oder bei der Auszeichnung von gelungenen Integrationsprojekten ("Feuer und Flamme"). Und natürlich sind Bremer Traditionsunternehmen daran interessiert, hier mit Mitarbeitern und Kunden Jubiläen zu feiern. Mich nimmt immer wieder gefangen, wie in diesem jahrhundertealten Ambiente ohne Mikrofone, ohne Transparente und Spektakel so oft Konsens erzielt worden ist - Bremens Rathaus- und Hansepolitik lebt von der Einstimmigkeit.

Auf dem offiziellen Rundgang durchs Rathaus sehen die Besucher nur den Festsaal des Neuen Rathauses. Dort tagte bis 1966 die Bürgerschaft.
Ich habe als Schüler - meine Schule war in der Nähe - den Plenarsitzungen zugehört und so Parlamentarismus kennengelernt. Die Abgeordneten stritten sich wie die Weltmeister am Rednerpult und mit Zwischenrufen. Wenn sie danach aber gemeinsam zum Kaffeetrinken den Saal verließen, duzten sie sich. Einige Redner verwechselten in ihrer Aufregung auch schon mal "intrigieren " mit "integrieren" - damals habe ich als Schüler Mut gefasst, es später auch einmal zu versuchen.

Der nächste Raum des Rathauses, der Kaminsaal, wurde 1978 während einer Tagung des Europäischen Rats für die Klausur der Präsidenten genutzt. Hier haben Valéry Giscard d'Estaing und Helmut Schmidt ihre Kollegen in neunstündiger Sitzung (ohne Berater) von der europäischen Währungsunion überzeugt.
Ich nenne diesen schönen Raum darum gerne den "Kreißsaal des Euros".


Nach dem Kaminsaal folgt das kleine, eher intime Gobelinzimmer, in dem viele Verhandlungen stattfinden. Etwa die Gespräche zu Koalitionsverträgen, die wöchentlichen Vorberatungen zur Senatssitzung, aber auch zu größten Investitionsprojekten wie beispielsweise den Ansiedlungen von Daimler-Benz. Vieles ist uns da unter den Augen einer Büste von Simón Bolívar gelungen. Und welche Freude, dass sich seit Jahren jeden Freitag Paare hier trauen lassen! Bei einer Ministerpräsidentenkonferenz, der ich einst turnusmäßig zu präsidieren hatte, mischte sich die Hochzeitsgesellschaft mit meiner hochoffiziellen Länderchefrunde. Das hat uns allen gut getan.

Den Rathaus-Rundgang beende ich gern im Senatssaal, einem schönen, von Rudolf Alexander Schröder eingerichteten Sitzungssaal: Alle sitzen dort an einem großen ovalen Tisch, die Senatoren und Staatsräte und der Bremerhavener Bürgermeister.
Über ihnen hängen die Kaiserbilder, die daran erinnern sollen, dass Bremen sagenhafte 13 kaiserliche Edikte und Diplome zu seiner Selbstständigkeit erhalten hat - einige auch teuer bezahlt.
Wir müssen täglich beweisen, dass dieses Erbe nicht verloren geht.


Wir verlassen das Rathaus und besuchen die Ratskirche "Unser Lieben Frauen".
Gebaut in schönster hanseatischer Frühgotik, innen fällt zauberhaft leuchtend das Tageslicht durch die von Alfred Manessier gestalteten Fenster. Dort habe ich in den Nachkriegsjahren im Chor Bach, Palestrina, Monteverdi gesungen, und hier klingt, schöner als je zu meiner Zeit, heute der meisterhaft von Ansgar Müller-Nanninga dirigierte 200 Knaben starke Chor.
Die Veitskrypta ist nach der Domkrypta das älteste Gemäuer Bremens. I
hre Wandbemalungen wirken auf mich wie eine Meditationshilfe - mitten in der Stadt helfen sie, zur Ruhe zu kommen.


Manuel
#656